Glossaire

Alimentation en Eau Potable : Ensemble des équipements, des services et des actions qui permettent, en partant d’une eau brute, de produire une eau conforme aux normes de potabilité en vigueur, distribuée ensuite aux consommateurs. On considère 4 étapes distinctes dans cette alimentation : – prélèvements – captages – traitement pour potabiliser l’eau – adduction (transport et stockage) – distribution au consommateur.

Affluent : Cours d’eau qui se jette dans un autre, au débit plus important, ou dans un lac.

Algue : Plantes simples, uni ou multicellulaires de taille variable de quelques microns à plusieurs centimètres.

Altération d’un milieu aquatique : Modification de l’état d’un milieu aquatique ou d’un hydrosystème, allant dans le sens d’une dégradation. Les altérations se définissent par leur nature (physique, ionique, organique, toxique, bactériologique, …) et leur effet (eutrophisation, asphyxie, empoisonnement, modification des peuplements, …). Le plus souvent ces altérations sont anthropiques mais peuvent aussi être d’origine naturelle.

Amont : Partie du cours d’eau localisée du côté de la source.

Anthropique : Fait par l’homme, dû à l’homme.

Assainissement : Ensemble des techniques de collecte des eaux usées et de leur traitement avant rejet dans le milieu naturel (réseau d’assainissement et station d’épuration). Le traitement et l’élimination.

Assolement : Alternance des cultures sur un terrain donné.

Atlas de zones inondables : Document qui porte à connaissance les phénomènes d’inondations susceptibles de se produire par débordement de cours d’eau à un endroit donné. Cet outil est diffusé largement. En effet, tous les citoyens peuvent avoir accès à ce document d’informations consultable en mairie, à la Direction Départementale des Territoires (Direction Départementale des Territoires et de la Mer pour les départements côtiers), et en préfecture.

Autoépuration : Capacité du cours d’eau à épurer naturellement l’eau. Les espèces animales et végétales du cours d’eau transforment et / ou éliminent en totalité ou en partie les substances essentiellement organiques présentes dans l’eau.

Aval : Partie du cours d’eau localisée du côté de la confluence.

Bassin Hydrographique : Surface d’alimentation d’une rivière et de ses affluents. Les eaux de pluie et de ruissellement s’écoulent vers un même point : l’exutoire. (= bassin versant)

Bassin Versant : Surface d’alimentation d’une rivière et de ses affluents. Les eaux de pluie et de ruissellement s’écoulent vers un même point : l’exutoire.

Berges : Bordures droite et gauche du cours d’eau. Ces espaces délimitent le lit mineur.

Bief : Tronçon d’un chenal découvert entre deux sections transversales.

Biodiversité : Diversité des espèces et des écosystèmes.

Boutonne : La Boutonne est un affluent droit de la Charente. Elle arrose les départements des Deux-Sèvres et de la Charente-Maritime. C’est le plus long affluent rive droite de la Charente et l’un de ses principaux émissaires autant pour le débit que pour son apport hydrologique. Le réseau hydrographique du bassin versant de la Boutonne s’étend sur une surface totale de 1 327 km arrosant quarante-et-une (41) communes et deux départements. Il est subdivisé en trois parties qui correspondent aux différents secteurs de sa vallée fluviale, le bassin amont (lieu de source et cours supérieur de la rivière), le bassin moyen (ou vallée moyenne) et le bassin aval (ou basse vallée jusqu’au lieu de confluence).La Boutonne prend sa source dans le sud-est du département des Deux-Sèvres, à Chef-Boutonne dont le toponyme signifie tête de la Boutonne.

Catégorie piscicole : Méthode de classement des cours d’eau selon leur population piscicole. La première catégorie piscicole regroupe les eaux où sont principalement recensés les poissons de la famille des salmonidés. A l’inverse, un cours d’eau de deuxième catégorie piscicole regroupe majoritairement des espèces de la famille des cyprinidés.

Chaussée : Ouvrage artificiel transversal présent dans le lit du cours d’eau permettant de réguler l’écoulement de l’eau en formant un barrage et de créer une chute dont l’énergie est exploitée par un moulin.

Confluence : Point de rencontre entre deux cours d’eau.

Continuité écologique : La libre circulation des espèces biologiques (poissons, plantes, insectes…) et le bon déroulement du transport des sédiments dans le cours d’eau.

Contrat Restauration-Entretien : Il permet d’engager un programme de travaux de restauration et d’entretien de rivières sur 5 ans, ainsi que des actions pour préserver les zones humides, améliorer les ouvrages hydrauliques, lutter contre l’enrésinement, etc.

CTGQ : Contrat de Territoire de Gestion Quantitative

Curage : Travaux de restauration et d’entretien consistant à retirer les sédiments accumulés dans le lit du cours d’eau.

Cyanobactéries : Bactéries bleues vertes qui prolifèrent dans les eaux tièdes et calmes où les concentrations en azote et en phosphore sont élevées. Elles altèrent la qualité de l’eau et peuvent être toxiques.

Cyprinidés : Vaste famille de poissons d’eau douce (exemples : brème, vairon, carpe…).

DBO5 : Demande Biochimique en Oxygène, exprime la quantité d’oxygène nécessaire à la dégradation de la matière organique biodégradable d’une eau par le développement de micro-organismes, dans des conditions données. Les conditions communément utilisées sont 5 j (on ne peut donc avoir qu’une dégradation partielle) à 20°C, à l’abri de la lumière et de l’air.

Débit : Volume d’eau qui s’écoule en un temps donné. L’unité généralement utilisée est le m3 /s.

Débit Réservé : Débit minimal éventuellement augmenté des prélèvements autorisés sur le tronçon influencé. Il est exprimé notamment dans les cahiers des charges et les règlements d’eau. Souvent utilisé à tort à la place de débit minimal. Valeur de débit maintenu à l’aval d’un ouvrage localisé de prise d’eau (rivière court-circuitée, …) en application de l’article L-232-5 du code rural (loi « Pêche »).

Débit Seuil d’Alerte : C’est la valeur « seuil » de débit d’étiage (inférieure ou égale au Débit d’Objectif d’Etiage – DOE) qui déclenche les premières mesures de restriction pour certaines activités. Ces mesures sont prises à l’initiative de l’autorité préfectorale, en liaison avec une cellule de crise et conformément à un plan de crise. En dessous de ce seuil, l’une des fonctions (ou activités) est compromise. Pour rétablir partiellement cette fonction, il faut donc en limiter temporairement une autre : prélèvement ou rejet (premières mesures de restrictions). En cas d’aggravation de la situation, des mesures de restrictions supplémentaires sont progressivement mises en œuvre pour éviter de descendre en dessous du débit de crise (DCR). Ce dernier ne devrait jamais être atteint or, ce fut le cas sur la Boutonne 18 années sur 23.

Déclaration d’Utilité Publique : Acte administratif reconnaissant le caractère d’utilité publique à une opération projetée par une personne publique ou pour son compte, après avoir recueilli l’avis de la population à l’issue d’une enquête d’utilité publique. Cet acte est en particulier la condition préalable à une expropriation (pour cause d’utilité publique) qui serait rendue nécessaire pour la poursuite de l’opération.

Débit Minimal Biologique : Débit minimal (voir aussi Débit réservé) Valeur de débit maintenu à l’aval d’un ouvrage localisé de prise d’eau (rivière court-circuitée, …) en application de l’article L-232-5 du code rural (loi « Pêche »). Cet article vise explicitement les « ouvrages à construire dans le lit d’un cours d’eau », et les « dispositifs » à aménager pour maintenir un certain débit. Il oblige à laisser passer un débit minimal garantissant la vie, la circulation et la reproduction des espèces qui peuplent les eaux. Ce débit minimal est au moins égal au dixième du module (au 1/40ème pour les installations existantes au 29/06/84) ou au débit entrant si ce dernier est inférieur. Le débit minimal est souvent appelé, à tort, débit réservé. (Article L-232-5 du Code rural).

Débit Objectif d’Etiage : Valeur de débit fixée par le SDAGE au-dessus de laquelle sont assurés la coexistence normale de tous les usages et le bon fonctionnement du milieu aquatique.

Eau usée : Eau utilisée par l’homme pour ses activités domestiques, industrielles et / ou agricoles. Cette eau est ensuite acheminée vers les systèmes de collecte et d’assainissement avant rejet dans le milieu naturel.

Effluent : Ensemble des produits polluants qui s’écoulent dans les eaux. Ils contiennent des matières en suspension, des matières organiques oxydables, des nitrates ou des sulfates.

Embâcle : Arbres, arbustes et végétaux présents en travers de la rivière.

Erosion : Processus de dégradation des roches et des sols par action de l’eau notamment.

Espèce invasive : Espèce animale ou végétale introduite par l’homme sur un territoire localisé hors de son habitat naturel. Cette espèce prolifère au détriment des espaces et des espèces patrimoniales auprès desquelles elle s’est installée (exemples d’espèces animales et végétales invasives : ragondin, rat musqué, jussiée, renouée du Japon et myriophylle du Brésil).

Etiage : Période de l’année durant laquelle le niveau des eaux d’un cours d’eau et les débits observés sont faibles.

Eutrophisation : Enrichissement des cours d’eau et des plans d’eau en éléments nutritifs, essentiellement le phosphore et l’azote qui constituent un véritable engrais pour les plantes aquatiques. Elle se manifeste par la prolifération excessive des végétaux dont la décomposition provoque une diminution notable de la teneur en oxygène. Il s’en suit, entre autres, une diversité animale et végétale amoindrie et des usages perturbés (Alimentation en Eau Potable, loisirs, …).

Exutoire : Point où toutes les eaux ruisselant sur le bassin versant se rejoignent.

Faciès d’écoulement : Suite à l’étude d’un secteur précis d’un cours d’eau, ce dernier est découpé en plusieurs sections définies selon les vitesses de courant, les hauteurs d’eau, la granulométrie, la pente… La longueur de ces faciès d’écoulement peut varier. Il existe plusieurs types de faciès : plat, radier, fosse…

Fleuve : Cours d’eau qui se jette dans la mer ou dans l’océan. Il est alimenté par des affluents.

Frayère : Lieu de reproduction des poissons.

Hélophyte : Se dit d’une espèce végétale semi aquatique. Ses racines sont sous l’eau. Ses tiges, fleurs et feuilles sont aériennes.

Hydrologique : Science qui traite des eaux, de leurs propriétés et de leur utilisation.

Hydrométrie : Science qui étudie les liquides et notamment les eaux naturelles.

Hydromorphe : Sol gorgé d’eau de manière permanente ou temporaire.

Hygrophile : Ce sont des plantes adaptées aux milieux humides comme les joncs, les carex, les saules, les aulnes…

Indice Biologique Global Normalisé : Note de 0 à 20 attribuée au niveau d’une station de mesure après étude du peuplement d’invertébrées aquatiques. La valeur de cet indice dépend à la fois de la qualité du milieu physique (structure du fond, état des berges…) et de la qualité de l’eau.

Inondation : Débordement du cours d’eau jusqu’aux territoires non submergés habituellement. Elle est la conséquence d’une crue de cours d’eau. Invertébrés : Animaux qui n’ont pas de vertèbres.

Jaugeage : Ensemble des opérations ayant pour but de déterminer le débit d’un cours d’eau pour une hauteur donnée à l’échelle.

Lit majeur : Espace occupé temporairement par les rivières lors du débordement des eaux en période de crues.

Lit mineur : Espace délimité par les berges du cours d’eau. C’est le niveau d’eau maximal dans le cours d’eau sans débordement.

Lithophile : Qualifie des poissons dépendant des fonds pierreux et frayant sur un substrat composé de pierres.

Macrophytes : Plantes aquatiques de grande taille.

Masses d’eau : Une partie discrète et homogène des eaux de surface ou des eaux souterraines telles qu’un aquifère, un lac, un réservoir, une portion de fleuve, de rivière ou de canal, un estuaire ou une portion d’eaux côtières. (Définition Directive 2000/60/CE du 23/10/2000).

Organiques et oxydables : Désigne les matières organiques (ensemble des substances d’origine biologique) et autres substances oxydables contenues dans un effluent ou un biotope aquatique pollué.

Méandre : L’action de l’eau sur les berges engendre une succession de boucles dans la vallée du cours d’eau caractérisée par des zones d’érosion (côté extérieur du cours d’eau) et de sédimentation (côté intérieur du cours d’eau) en virage.

Métaux lourds : Les métaux lourds possèdent un numéro atomique élevé. Les plus courants et plus dangereux sont le mercure, le plomb, le cadmium, le chrome, le cuivre, le zinc. Ceux-ci s’accumulent dans les organismes vivants, et peuvent ainsi contaminer l’ensemble d’une chaîne alimentaire. Les effets toxiques des métaux lourds concernent le système nerveux, le sang ou la moelle osseuse. Ils sont généralement cancérigènes.

Micropolluants : Polluant présent généralement en faible concentration dans un milieu donné (de l’ordre du microgramme (µg) au milligramme (mg) par litre ou par kilogramme) et qui peut avoir un impact notable sur les usages et les écosystèmes.

Milieu physique : Terme général peu précis scientifiquement, utilisé pour désigner un ensemble présentant des conditions de vie particulières : milieu aquatique, milieu fluvial, milieu estuarien, milieu lacustre, milieu terrestre (forestier, montagnard, …).

Montaison / dévalaison : Lorsque le poisson migrateur remonte le cours d’eau, il s’agit de la montaison (vers l’amont). Lorsque le poisson migrateur descend le cours d’eau, il s’agit de la dévalaison (vers l’aval).

Nappe phréatique : Réserve d’eau souterraine alimentée par les eaux de pluie infiltrées dans un sol perméable.

Nitrates : sel ou ester de l’acide nitrique.

Ouvrage hydraulique : Dispositif de régulation et de retenue de l’eau présent dans le lit du cours d’eau (exemples : chaussée de moulin, seuils…).

Oxydabilité : L’oxydabilité est une mesure similaire à la DCO, utilisée dans le cas de faible concentration en matière organique (DCO < 40 mg/l d’O2.). L’oxydant requis est le permanganate de potassium.

Passe à poissons : Dispositif permettant aux poissons de franchir un ouvrage constituant un obstacle à leur déplacement.

Peuplement : Ensemble des organismes vivant d’une région, d’un milieu déterminé. Phytoplancton : plancton végétal.

Plan Local d’Urbanisme : Document réglementaire qui régit, à l’échelle de la commune, le droit d’utiliser les sols. Il s’impose à toutes les personnes, publiques ou privées, qui souhaitent construire, étendre ou modifier un bâtiment. Il remplace le Plan d’Occupation des Sols (POS).

Point nodal : Point clé pour la gestion des eaux défini en général à l’aval des unités de références hydrographiques pour les SAGE. A ces points peuvent être définies en fonction des objectifs généraux retenus pour l’unité, des valeurs repères de débit et de qualité. Leur localisation s’appuie sur des critères de cohérence hydrographique, écosystémique, hydrogéologique et socio-économique.

Poisson migrateur : Poisson qui se déplace entre sa zone de reproduction et ses zones de croissance et d’habitats. Ces espèces migratrices se déplacent pour vivre selon la période de leur cycle biologique en eau douce ou en eau de mer (exemples : saumon, anguille).

Pollution : Introduction de substances dans l’eau susceptibles d’altérer la qualité des eaux. Ces substances peuvent aussi perturber les espèces végétales et animales, et les milieux naturels.

Produit phytosanitaire : Produit chimique utilisé pour protéger les végétaux des maladies, herbes envahissantes, insectes… Ces produits peuvent éliminer les espèces indésirables et / ou empêcher leur développement. Ils peuvent être à l’origine de pollutions. En effet, ils peuvent rejoindre les milieux aquatiques et altérer leur qualité.

PTGE : Projet de Territoire de Gestion de l’Eau 

PTGQ : Projet de Territoire de Gestion Quantitative

Recalibrage : Intervention sur une rivière consistant à reprendre en totalité le lit et les berges du cours d’eau dans l’objectif prioritaire d’augmenter la capacité hydraulique du tronçon. Cela implique l’accélération des flux et donc l’augmentation des risques de crues en aval. Il s’agit d’une intervention lourde modifiant profondément le profil en travers et le plus souvent le profil en long de la rivière, aboutissant à un milieu totalement modifié : suppression de la végétation des berges, destruction de l’habitat piscicole, etc.

Repère de crue : Repère officiel indiquant le niveau des plus hautes eaux atteint lors d’une inondation historique.

Retenues collinaires : Les cultures du Sud-ouest (maïs, soja, légumes, fruits, etc.) sont gourmandes en eau et l’irrigation est fréquente dans la région. Elles couvrent en moyenne une dizaine d’hectares et stockent chacune 40 000 mètres cubes d’eau. Le principe de ces retenues est simple : un étang est créé, il est alimenté, essentiellement en hiver, par les eaux de pluie ou par celles d’un ruisseau, souvent à sec durant la belle saison. D’autres plans d’eau sont alimentés par des prélèvements dans des rivières ou par pompage de nappes. Cette eau stockée est redistribuée pour les besoins de l’irrigation.

Réseau hydrographique : Ensemble des rivières, cours d’eau, lacs, zones humides, milieux aquatiques, … d’un même territoire.

Réserves de substitution : Les réserves de substitution ou bassines sont des réserves d’eau géantes (8 hectares en moyenne, entourées de digues de 10m de haut). Elles sont remplies en hiver à partir d’eau pompée principalement dans les nappes souterraines. Pour irriguer en été des cultures intensives (céréales, semences, légumes industriels). Le tout financé à 70 % par de l’argent public.

Rhéophile : qui aime vivre dans des zones de courant.

Ripisylve : Végétation de bordure de cours d’eau. Elle présente plusieurs intérêts : stabilisation des berges, épuration de l’eau, biodiversité, paysage…

Rives (droite et gauche) : Côté du cours d’eau définit selon le sens d’écoulement de l’eau. Ainsi, la rive droite se définit comme étant la berge située sur la droite du cours d’eau de l’amont vers l’aval.

Schéma de Cohérence Territoriale : Le SCOT est un document de planification intercommunale qui vise à mettre en cohérence les politiques sectorielles en matière d’urbanisme, d’environnement, d’habitat, de déplacements, d’implantations commerciales et de grands équipements.

Système d’Evaluation de la Qualité de l’Eau : Le SEQ-eau est basé sur deux grandes notions : – Les altérations : au nombre de 15 (Matières Organiques et Oxydables, Minéralisation, Matières Azotées …), elles regroupent les paramètres physico-chimiques de même nature et de même effet. – Les usages et fonctions : susceptibles d’être perturbés par les altérations, ils comprennent la fonction Potentialités Biologiques (permettre la vie si l’habitat est satisfaisant) et les usages Alimentation en Eau Potable, Loisirs et Sports Aquatiques, Abreuvage, Irrigation et Aquaculture. Ce système donne ainsi la possibilité de décliner la qualité de l’eau soit par altération, soit par usage ou fonction. Alors que la première approche permet d’identifier la ou les altérations qui posent problème et d’effectuer un suivi fin des politiques de restauration mises en œuvre, la seconde approche, quant à elle, indique de façon claire et pratique l’aptitude de l’eau à satisfaire les usages ou sa fonction naturelle.

Seuil : Ouvrage hydraulique présent dans le lit du cours d’eau modifiant l’écoulement et la lame d’eau.

Sédiments : Fines particules transportées par le cours d’eau provenant de la dégradation et de la transformation des sols et des roches. Source : Eau qui sort de terre et apparaît à la surface du sol. C’est l’origine du cours d’eau.

Soutien d’étiage : Action d’augmenter le débit d’un cours d’eau en période d’étiage à partir d’un ouvrage hydraulique (barrage réservoir ou transfert par gravité ou par pompage…).

Station d’épuration : Usine permettant le traitement des eaux usées par le biais de plusieurs dispositifs.

Station hydrométrique : On appelle « station hydrométrique « , une section de cours d’eau sur laquelle on installe un dispositif de mesure en continu des débits. Elle est placée sous la responsabilité du producteur de données. Traditionnellement, une station est constituée d’un site avec une ou plusieurs sections de contrôle, d’une échelle limnimétrie, d’un ensemble de capteurs et d’appareils enregistreurs ou télétransmetteurs, d’une armoire et éventuellement d’un local technique.

Surface Agricole Utile (SAU) : Notion permettant d’identifier la superficie de territoire destinée à l’agriculture (cultures de céréales, légumes…).

Turbidité : Mesure de la présence ou non de matières en suspension dans l’eau influant sur sa transparence.

Zone d’expansion des crues : Espace naturel ou aménagé où se répandent les eaux lors du débordement des cours d’eau dans leur lit majeur. Le stockage momentané des eaux écrête la crue en étalant sa durée d’écoulement. Ce stockage participe au fonctionnement des écosystèmes aquatiques et terrestres. En général on parle de zone d’expansion des crues pour des secteurs non ou peu urbanisés et peu aménagés.

Zone humide : Terrain, exploité ou non, habituellement inondé ou gorgé d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire.

Zones vulnérables : (au sens de la directive européenne « Nitrates ») « Zones désignées comme vulnérables » compte-tenu notamment des caractéristiques des terres et des eaux ainsi que de l’ensemble des données disponibles sur la teneur en nitrate des eaux, les zones qui alimentent les eaux ainsi définies : 1)atteintes par la pollution : – les eaux souterraines et les eaux douces superficielles, notamment celles servant au captage d’eau destinée à la consommation humaine, dont la teneur en nitrate est supérieure à 50 milligrammes par litre, – les eaux des estuaires, les eaux côtières et marines et les eaux douces superficielles qui ont subi une eutrophisation susceptible d’être combattue de manière efficace par une réduction des apports en azote, 2)menacées par la pollution : – les eaux souterraines et les eaux douces superficielles, notamment celles servant au captage d’eau destinée à la consommation humaine, dont la teneur en nitrate est comprise entre 40 et 50 milligrammes par litre et montre une tendance à la hausse, – les eaux des estuaires, les eaux côtières et marines et les eaux douces superficielles dont les principales caractéristiques montrent une tendance à une eutrophisation susceptible d’être combattue de manière efficace par une réduction des apports en azote. Le préfet coordonnateur de bassin après avis du Comité de Bassin a arrêté la délimitation des zones vulnérables. Cette délimitation fait l’objet d’un réexamen au moins tous les 4 ans. Directive 91-676-CEE du 12/12/91 et Circulaire du Ministère de l’Environnement du 05/11/92.

ORGANISMES

Agence de l’eau : Établissement public de l’État à caractère administratif placé sous la tutelle du ministre chargé de l’environnement. Dans le bassin ou groupement de bassins, l’agence de l’eau met en œuvre le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) et les schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE), en favorisant une gestion équilibrée et économe de la ressource en eau et des milieux aquatiques, l’alimentation en eau potable, la régulation des crues et le développement durable des activités économiques. Elle mène, de plus, une politique foncière de sauvegarde des zones humides approuvée par le comité de bassin. Ses ressources proviennent essentiellement de la perception de redevances sur les prélèvements et la pollution des eaux. L’agence de l’eau apporte des concours financiers aux actions d’intérêt commun qui contribuent à la gestion équilibrée de la ressource en eau et des milieux aquatiques, par exemple de dépollution, de gestion quantitative de la ressource ou de restauration et de mise en valeur des milieux aquatiques.

BRGM : Service géologique national, le BRGM est l’établissement public de référence dans les applications des sciences de la Terre pour gérer les ressources et les risques du sol et du sous-sol dans une perspective de développement durable.

CLE : La CLE, ou Commission Locale de l’Eau est chargée de l’élaboration, de la révision et du suivi du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) de la Boutonne.

EPTB Charente : L’Institution du fleuve Charente a été créée en 1977 à la suite de la sécheresse historique de 1976 par les Conseils généraux des départements de la Charente, de la Charente-Maritime, des Deux-Sèvres et de la Vienne et a été reconnue EPTB en 2007. En 2017, elle a été transformée en Syndicat Mixte Ouvert. Il a pour mission de promouvoir la gestion de l’eau à l’échelle du bassin de la Charente en réalisant les études et les travaux permettant l’amélioration du régime hydraulique tant en crue qu’en étiage, le maintien ou la reconquête de la qualité des eaux et des milieux aquatiques, la valorisation touristique du fleuve et de ses affluents.

ONEMA : Créé en avril 2007 par la loi sur l’eau du 30 décembre 2006, l’ONEMA est un établissement public sous tutelle du ministère du Développement durable. Sa finalité est de favoriser la gestion globale et durable de la ressource en eau et des écosystèmes aquatiques. Il contribue ainsi à la reconquête de la qualité des eaux et l’atteinte de leur bon état d’ici à 2015, objectif fixé par la directive-cadre européenne sur l’eau. Depuis le 1er janvier 2017, l’ONEMA a été remplacé par l’AFB (Agence Française pour la biodiversité), qui regroupe également l’Agence des aires marines protégées, l’Atelier technique des espaces naturels, et Parcs nationaux de France. L’ensemble de ses compétences ont été transférées à l’AFB. Cette dernière est dissolue le 1er janvier 2020. Prend la suite, l’Office français de la biodiversité (OFB) qui est un établissement public dédié à la sauvegarde de la biodiversité. Il est chargé de la protection et la restauration de la biodiversité dans l’Hexagone et en Outre-mer. Créé au 1er janvier 2020 par la loi n°2019-773 du 24 juillet 2019, l’Office français de la biodiversité est sous la tutelle du ministère de la Transition écologique et solidaire et du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

SAGE : Le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux, SAGE, comme le SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux) est né de la loi sur l’eau de 1992. Il a donc une origine antérieure à la directive Cadre Européenne sur l’Eau (DCE) de 2000 qui a notamment fixé l’objectif de bon état écologique des eaux pour 2015.

Service Central d’Hydrométéorologie et d’Appui à la Prévision des Inondations : Face à la menace des « orages cévenols » et des crues torrentielles, le SCHAPI, Service Central d’Hydrométéorologie et d’Appui à la Prévision des Inondations a été créé en juin 2003.Rattaché à la Direction de l’eau du ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, le SCHAPI est implanté à Toulouse pour favoriser les synergies avec Météo-France et les équipes scientifiques qui y sont rassemblées. Il réunit des experts en météorologie et en hydrologie. Ses principales missions consistent en l’appui aux services de prévision des crues au niveau national ainsi qu’en une veille hydrométéorologique 24 heures sur 24 localisée sur les bassins rapides. Il publiera de l’information à destination du public sous la forme d’une carte de vigilance inondation.

SYMBO : Le Syndicat Mixte pour les études, les travaux d’aménagement et de Gestion du Bassin de la Boutonne a été créé en 1990. Il est l’unique syndicat mixte ouvert exerçant à la fois les missions d’études, les missions de travaux, d’entretien et d’aménagement des cours d’eau, à l’échelle du bassin versant et sur les communes intégrées au périmètre du SAGE.

ASSOCIATIONS

FNE : France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l’environnement. Elle est le porte-parole d’un mouvement de 5 837 associations, regroupées au sein de 46 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. C’est une association à but non lucratif, régie par la loi 1901, administrée par des bénévoles. En 2016, les fédérations membres de France Nature Environnement de l’Aquitaine, du Limousin, du Poitou Charentes ont décidé de s’unir, de rassembler les connaissances de leurs territoires et leurs compétences pour porter la voix de tous les défenseurs de la nature.

NE17 : Nature Environnement 17 est une association départementale de protection de l’environnement créée en 1967 qui a pour mission d’étudier, et de conserver la faune et la flore du département, d’informer et de sensibiliser à la protection et à la conservation de notre patrimoine naturel et de lutter contre les menaces qui pèsent sur l’environnement et la biodiversité. La gestion de l’association est assurée par des administrateurs bénévoles élus, réunis en Comité Directeur, et une équipe de salariés permanents.

PCN : Poitou-Charentes Nature est une Union Régionale créée en 1971, œuvrant pour la protection de la nature et de l’environnement. Elle couvre l’ensemble de la région Poitou-Charentes, puisque pour chaque domaine d’action (faune, flore, milieux naturels, eau, déchets, éducation à l’environnement…) au moins une association membre de PCN est présente dans chaque département, avec des compétences reconnues, notamment pour les études de milieux : inventaire, données, propositions de gestion, animation… Au plan national, Poitou-Charentes Nature est affiliée à la fédération nationale France Nature Environnement, reconnue d’utilité publique

Sources :

https://www.gesteau.fr/sites/default/files/gesteau/content_files/document/lexique_vf.pdf

http://apieee.org/dossiers/projets-de-reserves-de-substitution/

https://www.symbo-boutonne.fr/index.php/le-symbo

https://www.symbo-boutonne.fr/index.php/mission-sage/qu-est-ce-qu-un-sage

https://www.ne17.fr/

https://www.brgm.fr/fr/identite/brgm-bref

https://fr.wikipedia.org/wiki/Boutonne

https://fne.asso.fr/notre-vision

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_fran%C3%A7aise_pour_la_biodiversit%C3%A9

https://www.observatoire-eau-martinique.fr/politique-de-l-eau/acteurs/etablissements-publics/179-l-onema-office-national-de-l-eau-et-des-milieux-aquatiques

https://www.dictionnaire-environnement.com/debit_de_crise_dcr_ID1692.html